Elias Kurdy | Mémoire en transit

  • Exposition

  • Gratuit

  • Sur place

  • Tout public

  • Centre d'art

  • Date

    Elias Kurdy | Mémoire en transit

    37 dates, du 15 mai 2026 au 4 juillet 2026

    mai

    juin

    juillet

  • Château de Servièrres

    19 boulevard boisson 13004 Marseille, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France

©Elias Kurdy Untitled (Mare nostrum), 2024 (détail)

Elias Kurdy | Mémoire en transit

Vernissage le samedi 16 mai de 11h à 19h

Exposition du 15 mai au 4 juillet 2026

Commissariat Martine Robin
Avec le soutien de la Fondation des Artistes et en partenariat avec le CIRVA.
Avec le concours de l’Institut français d’Amman, Jordanie et de l’Institut français du Proche Orient, Beyrouth, Liban.

Elias Kurdy interroge notre rapport à l’histoire et à la fiction. La fiction qui joue un rôle à la fois heuristique et critique dans l’appropriation de données historiques. Elle permet d’élaborer des dispositifs narratifs qui permettent de penser des mondes possibles qu’il est envisageable de partager de multiples façons. Le récit historique et la fiction ont en commun la capacité de configurer des éléments dispersés dans le temps et dans l’espace en ayant chacun leur part de subjectivité. Elle permet une expérience temporelle alternative qui permet au spectateur de construire sa propre approche du passé à partir de l’endroit où il se situe.
Ses oeuvres font écho à la destruction et la mise en danger du patrimoine archéologique au Moyen-Orient aussi bien au cours de l’histoire que lors de récents conflits tout en portant un regard critique sur les récits établis du colonialisme.
La vie des objets archéologiques, en particulier dans les institutions muséales, est au centre de son travail. Ils ont été soumis au cours du temps à des déplacements, des violences et des instrumentalisations politiques ou économiques Walid Raad l’a bien montré avec Scratching on things I could Disavow où il s’intéresse aux objets du Musée du Louvre concédés pour un temps au Musée d’Abu Dabi aux Émirats Arabes Unis mais aussi Rayyane Tabet qui dans son projet Fragments a développé les vicissitudes, avec les accidents de l’histoire, concernant des fouilles du site de Tell Halaf en Syrie.
Dans ce projet, Elias Kurdy en faisant référence à son histoire personnelle a défini les relations visibles et invisibles entre trois villes Damas, Beyrouth et Marseille où il vit actuellement. Depuis l’Antiquité des relations se sont tissées dans le bassin méditerranéen mais au 19e siècle Marseille est devenue un véritable port de transit pour les migrants en provenance de l’Empire Ottoman dont un grand nombre de Syriens. De là, et comme les Italiens avant eux, ils pouvaient s’embarquer directement pour la traversée de l’Atlantique pour rejoindre l’Amérique du Sud ou du Nord.
L’hybridation qui ouvre à un espace relevant de l’imaginaire lui permet de créer des figures associant différentes cultures qui peut nous rappeler le syncrétisme religieux des siècles passés. Toutefois dans la pensée post-coloniale, l’hybridité est à penser comme une stratégie esthétique et politique permettant de résister à l’essentialisation, de complexifier les régimes de visibilité et d’inventer d’autres formes de présence.
C’est une opération de réappropriation de récits et de formes anciens pour les repenser dans la complexité du présent. Cette réalisation de faux vestiges par différents procédés, dont l’impression 3D, crée une collection fictive qui constitue le coeur de l’exposition. On y retrouvera des sculptures funéraires, des chimères et figures mythologiques réinventées s’inspirant de tombes de Palmyre d’autant plus troublantes qu’elles rappellent des figures identifiées tout en nous projetant dans un monde de quasi science-fiction.
Un texte de Jean Marc Prevost
Les recherches pour ce projet ont été menées en collaboration avec le Musée d’Archéologie Méditerranéenne de Marseille, l’Institut Français du Proche-Orient, l’Institut Français à Amman et le Beirut Museum of Art.

Informations

Entrée gratuite. Visite de groupe sur réservation.

Château de Servièrres

@ Château de Servières
  • Localisation

    19 boulevard boisson 13004 Marseille, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France

  • Accès

    EN VOITURE PARKING Q PARK VALLIER 41, avenue Maréchal Foch 13004 Marseille MÉTRO M1 Station Longchamp – Cinq Avenues ou La Blancarde TRAMWAY T2 Station Foch – Boisson BUS N°7 – N°7B – N°7T Arrêt La Blancarde – Jeanne de Chantal ou Blancarde – Rougier BUS N°72 – N° 6 Arrêt Duparc – Blancarde Cinq Avenues ou La Blancarde EN VÉLO Station N°4211 Duparc Blancarde Station N°4022 Sakakini Foch Station N°4111 Foch Fayolle

  • Téléphone

    0484269428

  • À propos

    À l’origine, la bastide du Château de Servières dans le 15ème arrondissement de Marseille a vu naître pour la première fois en France en 1988, le pari d’une galerie d’art contemporain dans un centre social. Depuis 2007, la galerie a déménagé pour s’implanter au rez-de-chaussée d’un bâtiment communal 19 boulevard Boisson, qui abrite à l’étage des Ateliers d’Artistes de la ville de Marseille. Aujourd’hui, le Château de Servières dispose d’un espace de près de 1000m2 dans lequel il poursuit et développe son projet de soutien aux artistes et d’initiation des publics à travers un programme d’expositions d’artistes émergents et confirmés de la scène locale, nationale et internationale. L’association assure aux artistes une aide à la production d’oeuvres et des espaces reconfigurés pour servir au mieux leur projet. Le volet médiation vient compléter ce travail de diffusion auprès de professionnels, amateurs et de tous les publics éloignés de l’offre culturelle. Le Château de Servières initie et coproduit des projets « hors les murs », parmi lesquels dès 1998, les premières résidences de travail pour les artistes dans les entreprises et les Ouvertures d’Ateliers d’Artistes (OAA), l’événement du début de l’automne qui, depuis plus de vingt ans, permet d’aller au plus près de la production artistique régionale, tout en favorisant les échanges à l’échelle européenne et en développant les rencontres et la mobilité des plasticiens. Enfin depuis 2014, il produit et accueille PAREIDOLIE, le premier salon international du dessin contemporain à Marseille, qui permet une ouverture inédite dans notre ville à la création nationale et européenne en matière de Dessin contemporain. Sous l’impulsion de PAREIDOLIE, la Saison du Dessin dynamise quant à elle les échanges entre artistes et professionnels de la culture et accroît encore le rayonnement de ce médium à l’échelle locale et régionale. Le livret qui accompagne la Saison du Dessin, coproduit par l’ensemble des partenaires, détaille la programmation associée du FRAC, des Musées de Marseille, des galeries et institutions du réseau PAC, ainsi que des centres d’art de la région, de fin août à décembre. Le Château de Servières est membre des réseaux PAC et Plein Sud.