Temps forts à l'étranger
De Tunis à Beyrouth, les temps forts en Méditerranée
En dialogue avec les axes curatoriaux de la Saison, ces échos de la programmation de la Saison sont portés par le réseau diplomatique et culturel français en lien avec les opérateurs et les écosystèmes locaux.
Algérie
Deux jours en format festival, dédiés au podcast, au livre audio et à l’écoute, faisant de l’antenne d’Alger une véritable zone d’écoute partagée. Ce temps fort sera également l’occasion d’adapter l’installation sonore de Hassen Ferhani, conçue pour l’ouverture de la Saison Méditerranée au château d’If à Marseille, de présenter la conférence performée de Lynn SK qui accompagne nos traversées, une exposition de son travail photographique, qui explore les héritages familiaux, les identités hybrides et la mémoire diasporique. Seront lus des textes, issus d’un projet en collaboration avec la MC93 à Bobigny, sur une thématique incarnée par cette question « Algérie-France : Quelles langues parlons-nous ? », par une jeune troupe accompagnée par Frédéric Fisbach. Au-delà d’Alger, la Saison Méditerranée aura des échos à Oran avec les Rencontres photographiques, une tournée dans toutes les antennes de l’Institut français du spectacle Koulounisation de Salim Djaferi, metteur en scène par ailleurs accompagné par la Saison Méditerranée pour sa prochaine création Bâtir, ainsi qu’une rétrospective de Rabah Ameur-Zaimeche en lien avec le FID Marseille, festival international de Cinéma.
Égypte
La clôture de la Saison Méditerranée au Caire coïncide avec les derniers jours du Downtown Contemporary Arts Festival (D-CAF), avec lequel sera pensée une programmation orientée sur la présence palestinienne au Caire, d’artistes, musiciens, poétesses, danseurs dont les pratiques portent des récits, des gestes et des formes de résistance et de transmission. Le temps fort sera l’occasion de mettre en lumière ces voix palestiniennes contemporaines tout en les inscrivant dans un dialogue méditerranéen élargi. Cette clôture pourrait accueillir une proposition issue du programme Les Premières II, accompagné par un financement du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, affirmant le soutien à l'émergence et aux nouvelles scènes artistiques. Un écho de la Saison Méditerranée sera également déployé en Égypte, avec la présence de créatrices et créateurs du Liban, de Tunisie et d’autres territoires du bassin méditerranéen, afin de faire résonner les lignes curatoriales de la Saison hors de France.
Liban
Pour marquer le temps fort de la Saison Méditerranée, l’Institut français du Liban prévoit une programmation singulière qui se tiendra la deuxième quinzaine d’octobre. Celle-ci inclura son grand rendez-vous littéraire Beyrouth Livres, qui mettra à l’honneur les auteurs du bassin méditerranéen et notamment les poétesses, et proposera une large programmation au carrefour des langues arabe et française qui se côtoient dans la région.
Une installation photographique de l’artiste Catherine Cattaruzza sera présentée en collaboration avec un lieu d’art à Beyrouth. Celle-ci présente une série de photographies faites au Liban, tirées sur des pellicules périmées puis retravaillées ensuite, prises en suivant les lignes de failles de cette terre qui parfois tremble. Le temps fort de la Saison Méditerranée au Liban proposera de mettre une nouvelle fois en lumière combien ce pays a pu influencer les imaginaires de l’ensemble du monde méditerranéen et notamment ses artistes et ses auteurs.
Maroc
Au Maroc, le temps fort mettra en lumière la création et les coopérations dans les domaines du design et des métiers d’art, à l’occasion de la 9e édition du Forum euro-méditerranéen des Jeunes Leaders d’Essaouira, qui regroupe chaque année une centaine de jeunes venus des pays du pourtour méditerranéen et porteurs d’un fort engagement citoyen.
Tunisie
La Saison Méditerranée s'inscrit pleinement sur le territoire tunisien, via notamment une communication stratégique et un soutien apporté à des initiatives culturelles ambitieuses, dont un temps fort musical et photographique à l’occasion de la Biennale d’art contemporain Jaou, portée par la Fondation Kamel Lazaar.
Ce focus s’inscrit dans la continuité du projet Elyssa, financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, qui constitue un véritable tremplin pour des artistes tunisiens émergents et confirmés. En parallèle, d’autres initiatives franco-tunisiennes se déploieront sur le territoire, ainsi qu’une programmation dédiée au sein de l’Institut français (exposition
photographique, concerts).
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